|
See this page in English
Femmes
Date limite de réception des soumissions : 31 octobre 2009
Paraîtra en avril 2010
Sous la direction de Kim Turcot DiFruscia
Le féminisme occidental dit de première et deuxième vagues est un mouvement théorique et politique historiquement articulé autour d’enjeux situant le politique au confluent de l’individuel et du collectif : violence faite aux femmes, santé reproductive et sexualité, inégalités économiques et sociales, oppressions et discriminations liées au genre, etc. Sans jamais déployer de perspective théorique unifiée, l’anthropologie et les études du féminin en sciences sociales ont souvent épaulé les luttes, revendications et débats féministes, que ce soit en s’organisant autour de thématiques parallèles; en mettant au jour des vécus inégalitaires; en posant un regard sur les dynamiques du mouvement des femmes; en accompagnant la mise en contact entre féminismes du monde ou en établissant un dialogue avec les courants théoriques du dernier siècle (marxisme, poststructuralisme, plus récemment pensées de la subalternité, queer. etc.).
Depuis les dernières décennies, l’action féministe connaît en Occident une désaffection notoire. Perception d’une égalité acquise, montée des contre-offensives antiféministes, fragmentation interne des positions féministes, critiques postcoloniales du caractère hégémonique et universalisant des féminismes occidentaux; les causes possibles de cette dissolution des formes traditionnelles du féminisme occidental sont complexes et multiples. Pourtant, avec une diversité de contextes historiques, politiques et culturels, « les femmes » comme sujets font face aujourd’hui à un éclatement et à une complexification des enjeux les concernant; récupération du discours du droit des femmes à des fins militaires, nationalistes ou ethnicistes; rôle des femmes dans les initiatives libérales de développement ou de reconstructions post-conflits, sexualisation de l’espace public, etc. Ces enjeux impliquent les femmes dans de nouvelles formes de violences – physique, économique, symbolique – tout en faisant émerger des espaces de déploiement de leur agency. L’anthropologie et les études du féminin en sciences sociales étant confrontées à des écueils et interrogations parallèles à ceux rencontrés par l’action féministe, on peut se demander si un renouvellement féministe – politique et théorique – est possible, probable, souhaitable?
Le numéro fera place à une variété de textes – expériences ethnographiques, contributions théoriques, perspectives généalogiques. Nous suggérons les quelques pistes de réflexion suivantes :
• L’analyse féministe demeure-t-elle une voie pertinente en anthropologie et en sciences sociales? Existe-t-il un renouvellement des perspectives théoriques féministes? Si oui, quelles formes ces analyses féministes prennent-elles?
• Dans les différentes sociétés où les anthropologues travaillent, comment se tissent les rapports entre politique et études du féminin? Au-delà des inégalités de genre, en quoi les enjeux abordés par les études du féminin varient-ils en fonction des contextes sociaux, culturels et politiques? Comment se sont transformés ces enjeux?
• Quel est l’état des différentes pratiques et actions d’engagement envers les femmes? Comment les études du féminin négocient-elles la complexité et la diversité des enjeux auxquels font face les mouvements des femmes?
(Cliquez ICI pour obtenir une version PDF de l'appel.)
Veuillez envoyer trois exemplaires imprimés de votre texte et de vos résumés de 150 mots à l'adresse suivante :
Altérités
Département d'anthropologie
Université de Montréal
C.P. 6128, succursale Centre-ville
Montréal QC H3C 3J7
Canada
Veuillez transmettre un exemplaire électronique de votre texte et de vos résumés à comite@alterites.ca et à alterites@umontreal.ca
Pour connaître les normes de rédaction des manuscrits, consultez la politique éditoriale d'Altérités.
Altérités accepte les textes en français et en anglais.
Version italienne de l'appel à contributions / Italian version of the Call for Papers (PDF)
|