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Résumé
:
Dans ce court essai, l’auteure,
anthropologue de formation et zooarchéologue de profession,
cherche à montrer la nature anthropologique de la zooarchéologie.
Ces dernières années, plusieurs recherches thématiques
sur des sujets fondamentaux, comme la vaste question des vivres
et des stratégies de subsistance (halieutique, cynégétique),
la domestication et les pratiques d’élevage, l’utilisation
des produits dérivés des animaux (c.-à-d. os,
ivoire, cuir, etc.), la place des animaux dans les sociétés
et les cultures ont largement contribué à démontrer
l’importance de l’apport de cette discipline à
la recherche anthropologique (Horard-Herbin et Vigne 2005; Reitz
et Wing 2000). Les documents osseux pallient l’absence de
textes des sociétés sans écriture et ils représentent
un lien concret permettant d’envisager les gestes techniques
et sociaux entourant, entre autres, les activités nourricières.
L’ichtyoarchéologie est donc conçue comme étant
aussi de l’anthropologie.
Abstract :
In this short essay, the author,
a trained anthropologist and a professional zooarchaeologist, gives
a metaphorical glimpse of the contribution of zooarchaeology in
anthropological practice. Recently, many studies on fundamental
subjects such as hunting and fishing, subsistence strategies, animal
domestication and so on, have been undertaken by that discipline.
Analysis and interpretation of bone fragments, such as fish bones
contribute greatly to the understanding of past societies and are
often the only witnesses, especially for society without writing.
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