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Cleithrum de Barbue. C’est aussi de l’anthropologie. Ou comment faire anthropologiquement bavarder des os de poisson
Michelle Courtemanche

Résumé :

Dans ce court essai, l’auteure, anthropologue de formation et zooarchéologue de profession, cherche à montrer la nature anthropologique de la zooarchéologie. Ces dernières années, plusieurs recherches thématiques sur des sujets fondamentaux, comme la vaste question des vivres et des stratégies de subsistance (halieutique, cynégétique), la domestication et les pratiques d’élevage, l’utilisation des produits dérivés des animaux (c.-à-d. os, ivoire, cuir, etc.), la place des animaux dans les sociétés et les cultures ont largement contribué à démontrer l’importance de l’apport de cette discipline à la recherche anthropologique (Horard-Herbin et Vigne 2005; Reitz et Wing 2000). Les documents osseux pallient l’absence de textes des sociétés sans écriture et ils représentent un lien concret permettant d’envisager les gestes techniques et sociaux entourant, entre autres, les activités nourricières. L’ichtyoarchéologie est donc conçue comme étant aussi de l’anthropologie.

Abstract :

In this short essay, the author, a trained anthropologist and a professional zooarchaeologist, gives a metaphorical glimpse of the contribution of zooarchaeology in anthropological practice. Recently, many studies on fundamental subjects such as hunting and fishing, subsistence strategies, animal domestication and so on, have been undertaken by that discipline. Analysis and interpretation of bone fragments, such as fish bones contribute greatly to the understanding of past societies and are often the only witnesses, especially for society without writing.

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