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Recasting Gender and Prophylactic Use in China: A Historical and Anthropological Perspective
Tiantian Zheng

Résumé :

Dans le cadre de cet article, je propose de privilégier une perspective historique pour examiner, d’une part, la manière dont le savoir sur les moyens de contraception a été produit, construit et diffusé successivement par les États impériaux chinois de l’Antiquité, par l’État républicain, par l’État communiste et l’État post-maoïste, et d’autre part, la manière dont ce savoir a été acquis et mis en pratique par les Chinois. Je soutiens que la promotion et la prohibition des moyens de contraception font partie des politiques nataliste, anti-croissance démographique et de planification des naissances qui ont donné lieu à différentes conceptions du rôle des contraceptifs, affectant du coup les conceptions populaires du genre et de la finalité des relations sexuelles. Cette étude permettra de mettre à jour l’historiographie chinoise tout en la situant par rapport à une littérature comparable sur les cultures sexuelles de l’Occident. Par ailleurs, cette étude contribuera à une compréhension générale de la manière dont les concepts et les habitudes en matière de reproduction – souvent perçues comme étant personnelles et donc à l’extérieur des courants historiques – font écho, plus généralement, à des forces sociales telles que des changements dans les politiques étatiques.

Abstract:

In this paper, I propose an historical account of how knowledge about prophylactics has been produced, constructed and disseminated by ancient Chinese imperial states, the Republican state, the Communist state and the post-Mao state, and how this knowledge has been acquired and practiced by the Chinese people. I argue that the promotion and prohibition of prophylactics as part of the state’s pro-birth, anti-growth and birth-control policy led to different constructions of the role of prophylactics, affecting, in turn, popular understandings of gender and the purpose of sex. This study helps bring Chinese historiography up to speed with comparable scholarship on Western sexual cultures. Furthermore, it adds to the general understanding of how sexual concepts and reproductive habits – often seen as inherently personal and therefore removed from the general stream of history – respond to broader social forces, such as state policy changes.

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